Trafic de drogue en famille : demande de libération rejetée à Rennes

Un jeune homme de 22 ans, poursuivi pour trafic de cannabis et cocaïne avec sa famille, voit sa demande de mise en liberté refusée par le tribunal de Rennes.

Trafic de drogue en famille : demande de libération rejetée à Rennes

Libération refusée pour un trafiquant de 22 ans

Le tribunal correctionnel de Rennes a rejeté jeudi 8 octobre 2026 la demande de mise en liberté d'un jeune homme de 22 ans impliqué dans un trafic de stupéfiants familial. Selon actu.fr, l'affaire, baptisée « Family Business » par les enquêteurs, lui sera jugée en novembre 2026.

Le prévenu et son frère auraient joué un « rôle prépondérant » dans ce réseau opérant à Saint-Erblon, Mauron, Languidic et Inzinzac-Lochrist. Entre janvier et septembre 2026, entre 60 et 70 clients mensuels se pressaient aux domiciles familiaux pour acheter du cannabis et de la cocaïne, générant entre 3 000 et 3 500 euros mensuels. L'ensemble de la famille a été interpellé le 8 septembre 2026.

Lors de l'audience, la défense a plaidé pour la libération du jeune homme, cité comme primo-délinquant au casier vierge. Son avocat, Me Kévin Descamps-Guezou, a souligné qu'il était « coupé de sa famille » depuis un mois et souhaitait être hébergé chez un cousin à Saint-Malo. Selon la défense, il n'existait « aucun risque de réitération » des faits et le client restait « présumé innocent ».

La procureure de la République a formulé plusieurs objections. Elle a mis en avant l'absence d'emploi légal au moment de l'arrestation, le « risque de fuite » lié à une « mobilité géographique » notable, et la possibilité d'une « concertation » avec les co-prévenus. Elle a relevé que le jeune homme avait ordonné à ses parents de « changer de ville », comportement qu'elle a qualifié de « menaces de représailles ».

Le tribunal s'est rangé à l'avis du ministère public. Les parents du prévenu, « fournisseurs » du trafic, ont déjà été condamnés par comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité à des peines de prison avec sursis. Le jeune homme, pour sa part, comparaîtra détenu dans un mois pour infractions à la législation sur les stupéfiants et « détention non autorisée d'armes de catégorie C ». Lors de la perquisition du domicile familial, les enquêteurs avaient découvert des armes, environ 37 000 euros en espèces et de la drogue.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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