Trafic de drogue international depuis Roissy-en-Brie : procès fixé en octobre
Cinq prévenus ont comparu devant le tribunal correctionnel de Melun pour un vaste trafic de cocaïne et de cannabis. Le jugement sur le fond est prévu les 21, 22 et 23 octobre.
Gang international de stupéfiants : cinq prévenus en attente d'un procès à Melun
Selon Google News LU — Crime (fr), cinq personnes ont comparu le mardi 25 août 2026 devant le tribunal correctionnel de Melun pour répondre de faits présumés de trafic international de stupéfiants. Le jugement sur le fond est fixé aux 21, 22 et 23 octobre prochains, devant la même chambre correctionnelle.
La commune de Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne, aurait servi à la fois de ramification et de camp de base à un réseau de trafic de drogue qui, au cours de l'année 2024, se serait étendu sur l'ensemble de l'Île-de-France, avec des filières atteignant jusqu'en Australie. Le trafic aurait principalement porté sur de la cocaïne et du cannabis, et aurait également inclus d'importantes opérations de blanchiment, notamment sur le marché immobilier.
Des mois d'enquête menée par les services spécialisés de la police judiciaire ont été nécessaires pour démanteler ce réseau. Les faits, en raison de la présence d'armes, avaient initialement été classés au niveau criminel avant d'être correctionnalisés au fil de la procédure.
Trois des cinq prévenus se trouvaient en détention provisoire depuis une trentaine de mois au moment de l'audience. Deux autres suspects, dont une femme, comparaissaient libres, leur implication ayant été jugée moins grave. Un sixième individu est toujours en fuite et fait l'objet d'un mandat de recherche jusqu'à présent infructueux. Les prévenus sont âgés entre la trentaine et la cinquantaine.
Cette audience du 25 août faisait suite à une première comparution en juillet dernier. À leur arrivée dans le box des accusés, les trois prévenus de corpulence imposante ont nécessité une escorte renforcée, la cage vitrée se révélant trop exiguë pour les accueillir. Chacun cherchait lors de ces débats préliminaires à obtenir un allègement de son contrôle judiciaire en vue du procès d'octobre.
« Presque trente mois de prison c'est très long, et la prison c'est dur », a déclaré l'un des détenus à la présidente. Les autres prévenus ont évoqué à leur tour leurs regrets, leurs familles, leurs enfants, ainsi que des promesses d'embauche, notamment chez un cousin gérant une auto-école en Seine-Saint-Denis.
Le procureur s'est montré ferme dans ses réquisitions. Il a rappelé l'ampleur du trafic, dont la valeur est estimée entre 477 000 et 780 000 euros, et a qualifié les faits « d'une extrême gravité ». Le magistrat a souligné que l'enquête avait nécessité onze mois de sonorisation et d'écoutes téléphoniques du réseau. Il a également mentionné la découverte, lors d'une perquisition chez l'un des protagonistes, d'un pistolet automatique Sig Sauer d'origine policière accompagné de munitions.
Maintenus sous contrôle judiciaire, les cinq prévenus auront l'occasion de s'expliquer plus longuement sur les faits qui leur sont reprochés lors de l'audience plénière d'octobre.
Source: Google News LU — Crime (fr)