Trois hommes écroués en France pour projet de départ vers l'État islamique et menace contre la communauté juive
Trois hommes ont été mis en examen et placés en détention dans la nuit de vendredi à samedi, soupçonnés de préparer un départ vers l'EI et une attaque visant des Juifs.
Arrestations antiterroristes : trois suspects écroués après une enquête sur un groupe WhatsApp jihadiste
Trois hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans la nuit de vendredi à samedi, soupçonnés de préparer un départ vers l'organisation État islamique en Afrique « et/ou un projet d'action violente visant la communauté juive », a indiqué TF1 Info, qui a obtenu la confirmation auprès du parquet national antiterroriste (Pnat). Aucune précision n'a été apportée sur les cibles envisagées.
L'enquête, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avait débuté début juillet, centrée sur les « agissements djihadistes des membres d'un groupe WhatsApp intitulé "les soldats d'Allah" », selon le Pnat. Les investigations ont conduit à l'interpellation et au placement en garde à vue des trois hommes mardi. Le vendredi 4 septembre, le Pnat avait ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste, entraînant la désignation d'un juge d'instruction.
L'un des trois suspects entretiendrait des liens avec Jessica Bowie, une Américaine de 35 ans, convertie à l'islam il y a cinq ans, soupçonnée d'avoir préparé un attentat à la bombe au siège du Parlement de l'État de New York pour le compte de l'État islamique. Elle a été arrêtée en août aux États-Unis. « Il existe un lien entre l'un des déférés et une femme interpellée par le FBI aux États-Unis », a confirmé une source proche du dossier à l'AFP, information également rapportée par RTL.
Selon l'accusation américaine, Bowie avait fait part de ses intentions à un informateur du FBI, qui l'a aidée à se procurer une arme et des composants destinés à la fabrication d'un engin explosif. Elle avait par ailleurs repéré les lieux à plusieurs reprises. Elle encourt une peine maximale de vingt ans d'emprisonnement.
Source: TF1 Info