Trouville : condamnée pour avoir envoyé son fils mineur chercher sa cocaïne

Une femme de 50 ans a comparu devant le tribunal de Lisieux pour usage de stupéfiants et avoir mandaté son fils de 17 ans pour récupérer sa drogue chez son dealer.

Une quinquagénaire devant la justice pour avoir impliqué son fils mineur dans sa consommation

Une femme de 50 ans domiciliée à Trouville-sur-Mer (Calvados) a été condamnée mardi 1er juillet 2026 par le tribunal de Lisieux pour usage de stupéfiants, après avoir également chargé son fils mineur d'aller chercher sa cocaïne chez son dealer, rapporte actu.fr.

L'affaire a débuté par des courriers anonymes adressés à la brigade de recherche de Deauville, signalant un trafic de stupéfiants à Touques (Calvados). L'enquête qui s'est ensuivie a conduit à la mise sur écoute de plusieurs personnes, dont la prévenue. Le 23 avril 2025, des interpellations et des perquisitions ont été menées.

Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont saisi 2,63 g de cocaïne ainsi que deux morceaux de résine de cannabis totalisant un peu plus de 3,5 g. La femme était déjà connue de la justice : en mars 2023, elle avait été condamnée à 18 mois de prison avec sursis probatoire dans le cadre d'un trafic de stupéfiants. Ce sursis a été partiellement révoqué en juin 2026, à hauteur de 6 mois.

Présentée à l'audience avec un bracelet électronique dissimulé sous un foulard, la prévenue a affirmé avoir mis fin à sa consommation depuis février dernier : « J'ai arrêté, c'est terminé. Je suis passée au CBD. » Elle consommait alors 4 à 5 g de cocaïne par semaine et du cannabis quotidiennement. « Ça fait partie de mon passé. J'ai pris ma vie en main. Je ne veux plus faire partie de ce monde-là. Je me suis assagie, je compte rester dans le droit chemin », a-t-elle déclaré à la barre.

L'enquête a établi qu'elle avait envoyé son fils de 17 ans — lui-même consommateur à l'époque — chercher sa drogue auprès de son dealer. « C'est arrivé une seule fois, je regrette. Ce n'était pas à lui de le faire, ce n'est pas concevable », a-t-elle reconnu devant le tribunal.

Cécile Marot, substitute de la procureure, a relevé « un véritable ancrage dans la consommation de stupéfiants » et s'est interrogée sur la sincérité du changement de la prévenue : « Est-ce qu'elle s'est vraiment sortie de sa consommation ? » Le ministère public avait requis 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis probatoire, les 6 mois ferme devant être exécutés sous bracelet électronique, assortis d'obligations de soins et de travail.

Le tribunal a finalement condamné la prévenue à 8 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de travail et de suivre un traitement en lien avec son addiction.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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