Bagarre générale au tribunal de Nice lors d'un procès pour meurtre dans la communauté gitane

Un procès aux assises à Nice a dégénéré en affrontement entre familles dans la salle d'audience. Le huis clos a été décidé après l'incident.

Bagarre générale au tribunal de Nice lors d'un procès pour meurtre dans la communauté gitane

Chaos à la cour d'assises de Nice : le procès d'un drame gitan tourne à la rixe

Selon nicematin.com, une bagarre d'envergure a éclaté ce mardi matin dans la salle 4 du tribunal de Nice, en pleine audience aux assises, perturbant gravement le déroulement d'un procès pour meurtre impliquant des membres de la communauté des gens du voyage.

Depuis le lundi 27 avril et jusqu'au 5 mai, trois hommes comparaissent pour leur rôle dans un drame survenu à Villeneuve-Loubet le 2 août 2022. Jean Dubois, 58 ans, est jugé pour meurtre et tentative de meurtre. Les frères Raymond et Richard Cano, âgés respectivement de 30 et 41 ans, répondent de violences aggravées commises en réunion.

Les faits remontent à ce jour d'août 2022, aux alentours de 12h40, au domicile de la famille Dubois, avenue de la Bermone. Ce qui devait être une tentative de médiation familiale, dans un contexte de séparation et de litige sur la garde d'enfants, a rapidement dégénéré. Les échanges verbaux ont cédé la place aux coups, puis à l'apparition d'armes blanches et à l'usage d'armes à feu. Une femme a été blessée à l'épaule. Pierre, un jeune homme de 17 ans, a reçu une balle dans l'abdomen et en est mort. Depuis, chaque camp affirme avoir agi en état de légitime défense.

C'est l'écoute, en audience, des appels téléphoniques aux secours passés le jour du drame qui a mis le feu aux poudres. Le père de la victime, submergé par l'émotion, s'en est verbalement pris à Jean Dubois, qu'il désigne comme responsable de la mort de son fils. Son avocat, Me Alexandre de Vita, a dû intervenir physiquement pour le contenir.

Dans le public, des membres des deux familles — venues en nombre soutenir leurs proches — se sont affrontés. À ce moment, seuls deux policiers nationaux assuraient la sécurité de la salle, rapidement débordés face au chaos. L'avocate du principal accusé, Me Régine Ciccolini, a elle-même été prise à partie et atteinte à la poitrine par une bouteille d'eau.

À la reprise après la pause déjeuner, le dispositif de sécurité a été renforcé. Le président Ludovic Leclerc a immédiatement évoqué la possibilité d'un huis clos. L'avocat général Karim Mameri a soutenu cette option, dénonçant un comportement qu'il a qualifié d'« inadmissible » et d'« une extrême violence ».

Après une brève suspension de séance, la cour a décidé de poursuivre les débats sans public. Me Ciccolini a jugé cette décision « inévitable ». Me Gérard Baudoux s'y est en revanche opposé, estimant que le « paroxysme » de la tension avait été atteint et que l'audience aurait pu reprendre dans un climat plus apaisé. La partie civile a choisi de s'en remettre à l'appréciation de la cour.

Source: Google News MA — Crime (fr)

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