Fusillade à Trappes : le profil de Kévin T., suspect aux antécédents judiciaires

Un homme de 39 ans, Kévin T., est soupçonné d'avoir tué une personne et blessé cinq autres à Trappes et La Verrière. Le Pnat a ouvert une enquête pour terrorisme à caractère raciste.

Fusillade à Trappes : le profil de Kévin T., suspect aux antécédents judiciaires

Appartement piégé, arme de guerre et casier judiciaire : qui est Kévin T. ?

Selon 20minutes.fr, un pistolet-mitrailleur de type Sten datant de la Seconde Guerre mondiale a été retrouvé dans sa voiture, et son appartement avait été piégé avec trois bouteilles de gaz reliées à un minuteur. Le profil de Kévin T., 39 ans, soupçonné d'avoir tué une personne et blessé cinq autres vendredi dans les Yvelines, se précise au fil des investigations.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée au caractère raciste des faits. L'enquête a également été étendue à la détention d'arme de catégorie A et à l'association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes.

Un résident de Plaisir, inconnu des services de renseignement

Né en 1987, Kévin T. réside à Plaisir, à moins de dix kilomètres de Trappes. Il était jusqu'alors inconnu des services de renseignement, notamment de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon Le Parisien. En revanche, il était connu de la police pour des faits de vol, vol à l'étalage, usage de stupéfiants et conduite sous l'emprise de l'alcool. Le Pnat a précisé que son casier judiciaire comportait quatre condamnations « réhabilitées de plein droit ». Il figure également au fichier de traitement d'antécédents judiciaires (TAJ), d'après une source policière citée par l'AFP.

Rafales sur des passants depuis une Renault Clio

Le vendredi des faits, Kévin T. a circulé dans les rues de Trappes et de La Verrière à bord d'une Renault Clio, tirant en rafales sur des passants. Il a été interpellé à Coignières par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC). Outre le pistolet-mitrailleur, les enquêteurs ont découvert dans son véhicule une bombe lacrymogène. Le Parisien rapporte également la présence de gants et d'une substance pouvant être de la cocaïne, une information qui n'a pas été confirmée par des analyses toxicologiques.

Un appartement transformé en piège

Les investigations menées à son domicile ont révélé un dispositif préoccupant : l'appartement avait été piégé au moyen de trois bouteilles de gaz et de fils électriques connectés à un minuteur. Le RAID et les démineurs ont été mobilisés pour intervenir sur place. L'immeuble a été évacué et le quartier bouclé dans l'après-midi. La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a également été déployée dans le secteur, d'après une source proche du dossier. En fin de journée, la perquisition était toujours en cours.

Garde à vue et deuxième arrestation

Placé en garde à vue immédiatement après son interpellation, Kévin T. n'avait pas encore été entendu par les enquêteurs en début de soirée. Le Pnat a expliqué que sa présence était requise lors de la perquisition de son domicile, conformément au Code de procédure pénale. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures. Une deuxième personne, appartenant à son entourage familial direct, a également été placée en garde à vue vendredi après-midi, a annoncé le parquet antiterroriste.

Le mobile raciste au cœur des investigations

Le mobile raciste de l'attaque est central dans l'enquête. En déplacement à Trappes, le président Emmanuel Macron a affirmé que le suspect avait « épargné des gens en raison de leur peau » et qu'il avait « assumé son acte ». Le chef de l'État a qualifié les faits d'« attentat terroriste, raciste ». L'enquête est confiée notamment à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la DGSI.

Source: Google News MA

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