Incendie de la mairie de Limoges : deux suspects écroués

Deux hommes de 40 et 66 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour l'incendie de l'hôtel de ville survenu le 17 octobre, visé notamment pour tentative d'homicide sur des policiers municipaux.

Incendie de la mairie de Limoges : deux suspects écroués

Incendie de la mairie de Limoges : deux suspects écroués

Selon Actu17, les deux hommes soupçonnés d'avoir incendié l'hôtel de ville de Limoges le 17 octobre ont été mis en examen et écroués samedi matin. Âgés de 40 et 66 ans, ils sont poursuivis notamment pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Treize policiers municipaux se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment des faits.

La procureure de la République Émilie Abrantes a annoncé que le juge d'instruction les a saisis de plusieurs chefs : tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique, destruction en bande organisée du bien d'autrui par moyen dangereux, association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, menaces de mort contre une personne en fonction, et destruction de véhicules de police.

Le premier mis en cause, originaire de la Creuse, a été interpellé mardi matin à Val-d'Issoire par le RAID. Selon une source proche du dossier, il appartiendrait à la mouvance d'ultragauche et ferait l'objet d'une fiche S. Il est réputé connu pour des violences contre des personnes dépositaires de l'autorité publique. Le second homme, âgé de 66 ans, a été arrêté jeudi matin dans la Creuse, également avec le concours du RAID.

L'enquête a basculé jeudi lorsque le parquet a étendu la garde à vue du quadragénaire au chef de tentative de meurtre. Cette décision reposait sur l'analyse de la chronologie, les images d'un drone de la police nationale et les auditions des treize policiers. Le maire LR Guillaume Guérin avait déclaré à l'AFP que ces agents avaient pu quitter le bâtiment alors que les assaillants les menaçaient de mort.

L'incendie s'est déclaré le 17 octobre en fin d'après-midi, lors d'une journée de mobilisation contre la vie chère. Les auteurs ont pénétré par les caves avant de déclencher le feu, qui s'est propagé jusqu'aux combles. Malgré l'intervention des pompiers toute la nuit, la toiture et le campanile de 43 mètres se sont effondrés. Inauguré en 1883 et classé au patrimoine historique, l'édifice a été en grande partie détruit, à l'exception de son aile administrative. Le maire estime les dégâts à plusieurs dizaines de millions d'euros, voire à plus d'une centaine de millions.

L'enquête a été menée par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) en co-saisine avec la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Limoges. Les investigations se poursuivent sous la direction du magistrat instructeur.

Source: Actu17

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