Violences périscolaires à Paris : plus de 15 familles portent plainte contre Grégoire et Hidalgo
Plus de quinze familles parisiennes déposent plainte contre le maire Emmanuel Grégoire et l'ex-maire Anne Hidalgo pour non-assistance à mineurs. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville.
Plaintes collectives contre la Ville de Paris pour violences dans les centres périscolaires
Plus de quinze familles dont les enfants sont scolarisés dans plusieurs arrondissements de Paris vont déposer plainte contre la Ville, le maire Emmanuel Grégoire, l'ancienne maire Anne Hidalgo, ainsi que plusieurs anciens élus et cadres municipaux, rapporte Radio France - Justice.
L'action collective est portée par le collectif MeToo École et dénonce des faits de non-assistance à personne en danger et de mise en péril de mineurs au sein des structures périscolaires parisiennes.
Un système mis en cause, pas seulement des individus
L'avocat des familles, Maxime Delacarte, précise la portée de la démarche : « Cette plainte vise un système. La Ville de Paris savait, mais elle n'a pas agi pour assurer la sécurité de nos enfants. Et cela a permis que les agressions sexuelles, les viols et toutes les violences du périscolaire parisien puissent perdurer depuis 2015. »
Les plaignants ciblent ainsi une défaillance systémique de la municipalité, qui aurait eu connaissance des faits sans y apporter de réponse adaptée.
Deux cents enquêtes pénales en cours dans la capitale
La situation à Paris s'inscrit dans un contexte national : les vingt plus grandes villes de France sont toutes concernées par des enquêtes pour des violences dans le périscolaire. Dans la capitale, plus de deux cents enquêtes pénales sont actuellement en cours.
Depuis le début de l'année 2026, la Ville de Paris a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes.
Plan d'action à 20 millions d'euros
En réponse à cette vague de poursuites, l'équipe municipale a annoncé un plan d'action doté de 20 millions d'euros. L'entourage d'Emmanuel Grégoire indique que ce dernier se tient à la disposition de la justice.
Anne Hidalgo a de son côté reconnu « des erreurs » et estimé qu'il y avait « des efforts à faire », selon des déclarations relayées par Radio France - Justice.
Source: Radio France - Justice