Attaque raciste à Trappes : fin des gardes à vue des proches du suspect

Les quatre membres de l'entourage du tireur ont été libérés dimanche. L'attaque au mobile raciste dans les Yvelines a fait un mort et cinq blessés.

Attaque raciste à Trappes : fin des gardes à vue des proches du suspect

Les gardes à vue levées pour raisons psychiatriques

Les gardes à vue des quatre proches du suspect de l'attaque raciste dans les Yvelines ont été levées le 25 octobre, a confirmé le Parquet national antiterroriste (Pnat). Selon BFM TV, elles avaient été ordonnées dans le cadre d'une enquête pour « assassinat » et « tentatives d'assassinats » en lien supposé avec une « entreprise terroriste ».

La garde à vue du tireur lui-même a été suspendue pour raisons psychiatriques. Le suspect est atteint de schizophrénie et les analyses sanguines ont révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son organisme.

Réactions de la défense et des autorités

L'avocat de la famille victime, Yassine Bouzrou, s'est interrogé sur l'admission en soins psychiatriques du suspect, qualifiant ces décisions de « très rares » en pratique. Il a également critiqué le suivi insuffisant du tireur, « détenteur d'armes de guerre » et « déjà connu des services de police et de la justice », n'excluant pas de « rechercher toute responsabilité administrative ».

Le ministre de l'Intérieur a répliqué que la suspension de la garde à vue « ne change rien à la gravité de l'acte, au fait que ce soit un attentat terroriste, raciste ». Il a souligné que Kévin T. « n'était pas connu des services » de renseignement, un phénomène courant dans les attentats terroristes impliquant des auteurs isolés.

Profil du suspect et prévention

Le ministre a décrit les profils « qui nous inquiètent le plus » : « des individus un peu isolés, qui sont nourris d'idéologie raciste, qui s'abreuvent des discours ambiants et qui soudainement passent à l'action ». Il a reconnu que ce type de radicalisation rapide était « le plus difficile à détecter ».

Des rassemblements rassemblant plusieurs associations et syndicats étaient prévus lundi pour soutenir les victimes et dénoncer la « banalisation de la haine raciste ».

Source: BFM TV

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