Jean-Vincent Placé jugé pour agressions sexuelles à Paris
L'ancien secrétaire d'État écologiste comparaît jeudi au tribunal correctionnel pour des agressions sexuelles alléguées commises en Asie du Sud-Est, qu'il conteste.

Ancien responsable politique poursuivi pour agressions sexuelles
Jean-Vincent Placé, 58 ans, a comparu ce jeudi 29 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris, selon BFM TV. Il est accusé d'agressions sexuelles sur deux femmes, faits qu'il dément.
Une première plainte a été déposée en novembre 2021 par une collaboratrice qui le soupçonne d'avoir touché ses seins lors d'une soirée à Séoul en mai 2016. Cette plaignante, dénommée Audrey dans les documents judiciaires, rapporte également plusieurs autres agressions sexuelles et du harcèlement sexuel lors de leur collaboration au Sénat, puis au secrétariat d'État à la Réforme et à la Simplification. L'accusation a retenu la circonstance aggravante d'abus d'autorité liée à ses fonctions.
La seconde plaignante, Marie, n'a pas assisté à l'audience. Elle l'accuse, dans une plainte déposée en octobre 2023, de l'avoir agressée sexuellement dans un véhicule en Corée du Sud en mars 2017 — lui auraient touché les seins, les cuisses et aurait tenté de mettre sa main entre ses jambes. Cette femme n'avait aucun lien professionnel avec Placé.
Selon l'ordonnance de renvoi consultée par l'AFP, plusieurs témoignages décrivent un comportement "très lourd et insistant" envers les femmes, particulièrement lorsqu'il avait consommé de l'alcool.
Me Tewfik Bouzenoune, avocat des deux plaignantes, a salué l'issue du "long parcours de combattantes" de ses clientes, notant qu'elles "n'ont pas varié d'un iota dans leurs déclarations" depuis le début de l'enquête.
La défense, représentée par Me Jade Dousselin, annonce que Placé "réserve l'ensemble de ses explications à ses juges" tout en contestant les accusations.
Placé avait déjà été condamné le 1er mars 2021 à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme en 2016 — faits qu'il avait reconnus. En 2018, il a également reçu une condamnation à trois ans de prison avec sursis pour violences, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et injure raciale. Ces deux infractions remontaient à 2016 et s'étaient produites en état d'ébriété. Sa carrière politique a pris fin en 2021 ; il s'est par la suite réorienté vers le secteur privé, notamment au Maroc.
Source: BFM TV