Mère armée attaque directrice et enseignante dans une école maternelle à Nice

Une femme de 36 ans a agressé deux membres du personnel d'une école maternelle à Nice avec une arme à feu et un couteau. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte.

Enquête pour tentative de meurtre après une agression à l'école maternelle de Nice

Une femme de 36 ans, mère de deux enfants scolarisés dans une école maternelle proche du centre de Nice, a agressé lundi matin la directrice et une enseignante de l'établissement, les menaçant avec une arme à feu et un couteau, avant d'être interpellée à son domicile. Selon france24.com, une enquête pour « tentative de meurtre » a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Nice.

D'après le procureur Damien Martinelli, la femme s'est présentée vers 09h00 à l'accueil de l'établissement, réclamant un entretien d'urgence avec la directrice. Reçue dans le bureau de cette dernière, elle a pointé une arme à feu dans sa direction en formulant des accusations d'agressions sexuelles dont l'un de ses enfants aurait été victime.

Une heure de violences dans le bureau de la directrice

Le magistrat a détaillé la succession des actes : la mère de famille a giflé la directrice, lui a tiré les cheveux, rangé l'arme à sa ceinture avant de la gifler à nouveau. Elle a ensuite réarmé son pistolet et actionné la queue de détente en le pointant vers la directrice, « sans qu'un coup ne parte », en précisant n'avoir « que deux balles ». Elle a également porté un coup au visage de la directrice avec l'arme, puis sorti un couteau qu'elle lui a posé sur la joue, avant de quitter le bureau « environ une heure après y être entrée ».

En sortant de l'établissement, la femme a croisé une enseignante à qui elle a adressé les mêmes accusations, l'a giflée et a pointé l'arme dans sa direction. Elle a ensuite quitté les lieux. Aucun élève n'a assisté à la scène, a précisé le maire de Nice Éric Ciotti, qui s'est rendu dans la matinée à l'école.

Interpellée, un casier judiciaire déjà chargé

Interpellée peu après à son domicile et placée en garde à vue, la suspecte a indiqué avoir « la double nationalité tunisienne et italienne » et exercer la profession d'aide-soignante. Le parquet précise qu'elle conteste tout acte de violence et qu'elle a « déjà été condamnée à deux reprises, notamment pour violences avec arme en 2019 ». La perquisition de son domicile n'a pas permis de retrouver l'arme à feu utilisée.

Réactions des autorités

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a dénoncé sur X une agression « intolérable », ajoutant : « S'en prendre à ces deux femmes dans l'exercice de leurs fonctions, c'est s'en prendre à l'École tout entière. » Éric Ciotti a quant à lui qualifié l'agression de « violence inouïe et particulièrement grave », provoquant « un choc majeur dans toute la communauté éducative niçoise ».

Le recteur de l'académie de Nice, Emmanuel Roux, s'est rendu dans l'établissement pour témoigner son soutien au personnel et a annoncé la mobilisation d'une équipe académique de sécurité ainsi que la mise en place d'un accompagnement psychologique.

Des parents d'élèves rencontrés devant l'école ont exprimé leur soutien aux victimes. Vanessa, mère d'un enfant en petite section, a confié à l'AFP que l'enseignante agressée était « quelqu'un de très gentil ».

Un contexte de violences répétées contre le personnel scolaire

Cette affaire survient alors que deux parents d'élèves ont été condamnés ces dernières semaines à des peines de prison ferme pour avoir menacé de mort des enseignants dans les régions de Toulouse et de Bordeaux. Le 10 septembre, un père de famille ayant menacé de « couper la tête » d'une enseignante au Fauga, près de Toulouse, a écopé de six mois de prison ferme. Une semaine plus tard, le tribunal de Bordeaux a condamné à 12 mois de prison, dont six avec sursis, un père d'élève ayant menacé de mort et violenté un surveillant et la principale d'un collège d'Eysines.

En Gironde, un autre parent d'élève doit être jugé en mars pour avoir menacé de mort une enseignante d'une école élémentaire à Talence, près de Bordeaux.

Source: Google News MA — Crime (fr)

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