Procès des parents d'Inass, 39 ans après sa mort au bord de l'A10
Le procès des parents d'Inass Touloub, retrouvée morte et mutilée en 1987 au bord de l'A10, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Blois, 39 ans après les faits.

Le jugement de la fillette de l'A10
Selon TF1 Info, le procès des parents d'Inass Touloub, fillette de quatre ans découverte morte au bord de l'autoroute A10 en août 1987, s'est ouvert lundi 2 novembre devant la cour d'assises du Loir-et-Cher à Blois. La mère, Halima El Bakhti, comparaît pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ; le père, Ahmed Touloub, pour complicité. Les deux accusés comparaissent libres.
L'enfant n'a été identifiée que trente et un ans après sa découverte, en juin 2018. Ses restes, retrouvés emmaillotés dans une couverture bleue, avaient longtemps demeuré sans nom. C'est cette couverture, conservée comme preuve, qui a finalement permis la résolution de l'affaire.
Les deux parents se sont présentés au tribunal mardi matin. Halima El Bakhti portait un foulard blanc et un manteau beige ; Ahmed Touloub, appuyé sur une canne, avait enfoncé une casquette sur sa tête. Assis côte à côte au premier rang du prétoire, les ex-époux n'ont échangé ni parole ni regard. Leurs enfants étaient absents du public, qui comprenait néanmoins de nombreux spectateurs, dont plusieurs habitants de Blois ayant suivi l'affaire depuis ses débuts.
À la barre, Halima El Bakhti a rappelé qu'elle était institutrice, bien que cela remonte à quarante-cinq ans. Une infirmière venue assister au procès, qui travaillait à la maternité de Blois en 1987, a témoigné auprès des journalistes de l'impact durable de cette affaire sur la communauté locale. « J'étais infirmière à la maternité de Blois à l'époque et je me souviens qu'on a ressorti des tonnes de dossiers pour essayer de trouver peut-être des indices », a-t-elle rapporté. Le procès devrait durer plusieurs jours.
Source: TF1 Info