Police nationale en alerte face à une vague d'appels frauduleux

Les fraudeurs se font passer pour des policiers pour accéder à des fichiers sensibles comme le SIV et le FPR. La direction générale de la police appelle à renforcer la vigilance.

Police nationale en alerte face à une vague d'appels frauduleux

La police nationale face à une recrudescence d'appels frauduleux

Selon France Info, le directeur général de la police nationale Louis Laugier a alerté les services de police sur une augmentation des appels téléphoniques frauduleux. Dans un télégramme daté du 29 octobre, consulté le 2 novembre, il demande aux fonctionnaires de renforcer leur vigilance face à ce phénomène.

Les fraudeurs adoptent un procédé simple mais efficace : ils se font passer pour des policiers, des gendarmes ou des policiers municipaux. Leur objectif est d'obtenir par téléphone des informations contenues dans des fichiers sensibles de police. Ces tentatives peuvent reposer sur des techniques d'usurpation de numéro de téléphone, ou "spoofing", qui permettent de faire apparaître le véritable numéro d'une administration sur l'écran du destinataire pour renforcer la crédibilité de la demande.

Les fichiers ciblés par les fraudeurs

Le système d'immatriculation des véhicules (SIV) et le fichier des personnes recherchées (FPR) sont les cibles privilégiées des fraudeurs. Ces deux fichiers contiennent des informations particulièrement sensibles qui peuvent être exploitées à des fins criminelles ou d'usurpation d'identité.

"Cette hausse des appels frauduleux a été récemment constatée par les services territoriaux de la police nationale", écrit Louis Laugier dans son télégramme. La montée en charge de ces tentatives justifie le renforcement des mesures de sécurité auprès des agents.

Les recommandations de la police nationale

Face à ces pratiques, Louis Laugier a émis plusieurs directives. Il demande que, sauf exception, les informations issues des fichiers de police ne soient pas communiquées par téléphone. Pour les demandes jugées légitimes, il préconise de procéder à un contre-appel auprès du service prétendument à l'origine de la demande, en utilisant un numéro obtenu auprès d'une source officielle et indépendante.

Le directeur général demande également que toute sollicitation suspecte fasse l'objet d'un signalement immédiat à la hiérarchie. Ces mesures visent à créer une chaîne d'alerte rapide en cas de tentative de fraude identifiée.

La menace du spoofing

Les techniques d'usurpation de numéro, ou spoofing, représentent un risque accru pour les fonctionnaires. En faisant apparaître le numéro officiel d'une administration sur l'écran de l'agent, les fraudeurs gagnent en crédibilité. Un agent moins expérimenté ou distrait pourrait ne pas détecter la supercherie et divulguer les informations demandées.

Cette méthode d'usurpation d'identité souligne l'importance de ne pas se fier uniquement à l'identifiant du correspondant. La vérification par contre-appel devient donc essentielle pour confirmer l'authenticité de la demande, particulièrement lorsque des fichiers sensibles sont impliqués.

Enjeux et implications

Les informations contenues dans le SIV et le FPR peuvent être exploitées pour diverses activités criminelles : localisation de suspects, usurpation d'identité, ou facilitation d'opérations illégales. La vigilance des agents de police représente donc la première ligne de défense contre ces tentatives.

L'alerte lancée par la direction générale de la police nationale reflète l'ampleur croissante du phénomène. En informant les services territoriaux et en fixant des protocoles stricts de vérification, la police cherche à endiguer cette menace avant qu'elle ne se généralise davantage.

Source: France Info

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