Peines sévères après pillages à Nantes : des avocats dénoncent un « scandale »
Trois jeunes jugés en comparution immédiate à Nantes ont écopé de quatre à six mois de prison avec sursis pour vols liés aux manifestations du week-end.
Comparution immédiate à Nantes : des peines contestées après les pillages
Quatre à six mois de prison avec sursis : c'est la sanction prononcée lundi 19 octobre à Nantes à l'encontre de trois jeunes hommes jugés en comparution immédiate pour vol et tentatives de vol aggravés, rapporte ouest-france.fr.
Les faits remontent au week-end de mobilisation en soutien aux lycéens et contre la vie chère, au cours duquel une trentaine de commerces ont été dégradés et pillés dans la ville. L'un des trois prévenus avait emporté des vêtements déposés sur le trottoir devant le Foot Locker. Les deux autres ont été interpellés à l'intérieur d'un Foot Locker et d'une Fnac, soupçonnés d'avoir agi par opportunité sans avoir encore commis de vol.
Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a lui-même reconnu qu'en temps ordinaire, un vol à la Fnac ne justifierait pas une comparution immédiate. Des avocats ont vivement réagi à ces poursuites et aux peines prononcées, criant au « scandale » et s'interrogeant sur le poids du contexte politique et social dans les décisions rendues.
La question posée est celle de l'influence de la pression extérieure sur l'appréciation judiciaire : la mobilisation de rue a-t-elle conduit la justice à frapper plus sévèrement qu'elle ne l'aurait fait dans un autre contexte ? Les défenseurs des prévenus estiment que oui, et dénoncent une réponse pénale disproportionnée au regard des faits reprochés.
Source: Google News LU FR