Trafic de teckels nains en Essonne : vétérinaire et deux femmes devant la justice
Un vétérinaire et deux femmes comparaissent à Évry pour trafic industriel de teckels nains achetés en Roumanie. La procureure requiert jusqu'à quatre ans de prison.

Un réseau d'élevage clandestin de chiots jugé à Évry
Le tribunal correctionnel d'Évry a examiné mercredi un dossier de maltraitance animale d'ampleur, selon lefigaro.fr : un vétérinaire de 70 ans et deux femmes de 38 et 52 ans comparaissaient pour escroquerie en bande organisée entre décembre 2025 et juin 2026, ainsi que pour des infractions liées à l'élevage clandestin de chiots.
La procureure a requis quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis, et une amende de 50 000 euros à l'encontre de la principale prévenue. Pour la seconde femme, elle a réclamé un an de prison avec sursis et 7 000 euros d'amende. Le vétérinaire encourt quant à lui deux ans d'emprisonnement avec sursis.
« C'est un dossier qui mêle la sophistication d'une organisation de délinquance et les sévices infligés à des animaux durant de nombreux mois », a déclaré la magistrate, qualifiant les faits de « trafic à un régime industriel ».
Des chiots achetés en Roumanie et revendus via des annonces en ligne
Il est reproché aux deux femmes d'avoir acheté des chiots en Roumanie et en France, victimes de mauvais traitements dans des élevages clandestins, avant de les revendre sur des sites d'annonces. Le vétérinaire, décrit comme la « pierre angulaire de ce système » par l'accusation, aurait servi de « chambre d'enregistrement » en pucant plusieurs dizaines de teckels nains apportés par ses co-prévenues, qui recouraient à des prête-noms.
L'affaire a débuté en décembre 2025 après le signalement d'un particulier signalant des chiots en train de « hurler » dans un appartement de Leuville-sur-Orge. Sur place, huit chiots ont été retrouvés détenus dans de très mauvaises conditions, enfermés dans une cage.
Une trentaine de teckels découverts dans des conditions insalubres
Des plaintes déposées par des associations de protection animale en début d'année ont conduit à d'autres découvertes. L'une d'elles a permis de retrouver quatre chiots dans un sac-poubelle à Brétigny-sur-Orge le 7 janvier. Les enquêteurs ont ensuite appris que des animaux étaient vendus dans une maison de Saulx-les-Chartreux.
En juin, lors d'une expulsion locative fortuite de ce logement, les gendarmes ont découvert une trentaine de teckels nains dans des conditions insalubres, en pleine période de canicule.
À la barre, la principale prévenue a minimisé sa responsabilité : « Seuls trois chiens étaient les miens, les autres appartenaient à mon ex-compagnon. » La décision du tribunal sera probablement mise en délibéré et rendue à une date ultérieure.
Source: Google News MA — Crime (fr)