Sarcelles : arrêt d'un suspect en Espagne dans l'enquête sur un projet d'attaque

Un homme interpellé en vertu d'un mandat européen a été mis en examen et écroué le 9 octobre pour son rôle présumé de commanditaire. Le classement terroriste reste en suspens.

Sarcelles : arrêt d'un suspect en Espagne dans l'enquête sur un projet d'attaque

Enquête judiciaire antiterroriste

Selon Actu17, un suspect résidant en Espagne a été arrêté en exécution d'un mandat d'arrêt européen et présenté à Paris le 9 octobre. Il est soupçonné d'être l'un des commanditaires d'un projet d'attaque à Sarcelles, commune du Val-d'Oise. Le juge d'instruction l'a placé en détention provisoire après sa mise en examen.

À l'instar des six autres hommes interrogés en juillet, ce suspect n'est poursuivi que pour des infractions de droit commun — principalement le vol en bande organisée. Aucune qualification terroriste n'a été retenue à ce stade, bien que l'enquête demeure classée sous le régime antiterroriste. Une source proche du dossier a précisé que « ce n'est qu'à la fin des investigations que la piste terroriste sera définitivement abandonnée ou retenue ».

Origines de l'enquête

L'enquête a débuté fin juillet suite à une alerte transmise par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le Parquet national antiterroriste (PNAT) avait alors signalé une « possible attaque islamiste visant une synagogue de Sarcelles ». Le 11 juillet, une Toyota a été retrouvée dans un quartier fréquenté de la commune (environ 60 000 habitants). Le véhicule contenait un fusil d'assaut Kalachnikov, un pistolet Beretta et plusieurs chargeurs.

Des sources ont cependant appelé à la prudence quant à la véritable cible de ce projet. Moïse Kahloun, président de la communauté juive de Sarcelles, avait déclaré le 12 juillet qu'« il n'existe, à ce stade, aucun élément permettant d'établir un lien direct avec la communauté juive ». Un cinéma avait été évacué dans le secteur, mais la synagogue n'avait pas fait l'objet de mesures particulières.

Rôle des six autres suspects

Les six hommes mis en examen en juillet sont soupçonnés d'avoir participé au convoyage du véhicule ou à la fourniture et livraison des armes. Le PNAT a indiqué que les investigations n'établissaient pas, « à ce stade », leur connaissance du projet terroriste. Deux d'entre eux contestent les faits par l'intermédiaire de leurs avocats : Me Steeve Ruben a affirmé que son client « conteste tout lien avec une action terroriste », tandis que Me Hector Lajouanie a déclaré que le sien « conteste l'intégralité des faits reprochés ».

Source: Actu17

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