Attentat à Trappes : le suspect avait été interpellé trois jours avant

Le suspect de l'attaque de Trappes avait été arrêté le 20 octobre pour violences dans une station-service. Il devait être entendu par la police le matin même de l'attentat.

Attentat à Trappes : le suspect avait été interpellé trois jours avant

Suspect de Trappes : antécédents violents dans les jours précédents

Selon Actu17, Kévin T., 39 ans, avait été interpellé le 20 octobre à Levallois-Perret après une altercation violente entre automobilistes dans une station-service. Le parquet de Nanterre a confirmé jeudi qu'une procédure pour violences avait été établie contre lui à cette date, après qu'un conducteur eut porté plainte pour coups et utilisation de gaz lacrymogène.

Lors de cet incident du 20 octobre à 11h20, les policiers municipaux de Levallois-Perret ont trouvé une bombe lacrymogène que Kévin T. a déclaré avoir utilisée pour se protéger. La victime, prise en charge par les secours, présentait un hématome maxillaire gauche et des contusions costales, selon le certificat médical établi à 12h02.

Entendu au commissariat en audition libre ce même jour à 11h52, Kévin T. a reçu une convocation pour une nouvelle audition fixée au 23 octobre à 09h30 — soit le matin même de l'attaque. Le plaignant s'est présenté au commissariat le soir du 20 octobre pour déposer plainte, relatant avoir reçu du gaz lacrymogène au visage et des coups après avoir demandé à décaler un véhicule pour prendre de l'essence. Il a rapporté avoir également entendu l'agresseur déclarer : « je vais te tuer, fils de pute, tu vas voir ».

Une convocation à l'unité médico-judiciaire a été remise au plaignant pour évaluer son incapacité à travailler. Le 22 octobre, les enquêteurs ont requis les images de vidéoprotection de la station-service, qui ne pouvaient être livrées avant le 27 octobre selon les autorités. Le plaignant n'a pas répondu aux appels téléphoniques des policiers les 22 et 28 octobre, et ne s'est pas présenté à l'unité médico-judiciaire.

Le parquet de Nanterre a précisé que cette procédure lui n'a été portée à sa connaissance que jeudi, après l'attaque. Trois jours après cette altercation, Kévin T. a ouvert le feu à Trappes et La Verrière vers 10 heures, tuant Pengo Bossio Wangi et blessant sept autres personnes. Il a été interpellé à 10h20 à Coignières.

Kévin T. a été mis en examen jeudi par trois juges d'instruction antiterroristes pour assassinat et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante raciste. Il a été placé en détention provisoire. La famille de la victime s'interroge sur une possible responsabilité de l'État.

Source: Actu17

Read this article in English