Deux voleurs condamnés pour 126 vols de banquettes de voiture en Île-de-France
Deux hommes ont été condamnés à trois ans de prison, dont deux fermes, pour avoir volé 126 banquettes arrière de voitures en quatre mois en Île-de-France. Ce trafic lucratif, alimenté par la revente facile de ces pièces, a causé plus de 700 000 euros de préjudice.

Démantèlement d'un réseau de vol de banquettes automobiles
Selon TF1 Info, deux jeunes hommes âgés de 21 et 22 ans ont été condamnés à trois ans d'emprisonnement, dont deux avec exécution immédiate, pour avoir volé 126 banquettes arrière en quatre mois entre avril et août 2026. Le réseau opérait en Île-de-France et ciblait des Citroën C3 et des Renault Clio 5, véhicules dont les sièges se détachent facilement.
Aidés d'un troisième complice, les deux voleurs ont sillonné plusieurs communes avec un butin systématique. Les banquettes étaient revendues 200 euros pièce sur des sites de petites annonces entre particuliers, générant une demande importante. Le préjudice estimé dépasse 700 000 euros, auquel s'ajoutent les frais de réparation pour les victimes : certaines voitures ont nécessité des travaux de 7 000 euros, dépassant leur valeur résiduelle.
Les gendarmes de Coulommiers et Meaux ont mené trois mois d'investigations associant surveillance nocturne, vidéoprotection communale et filatures. Les trois auteurs ont été interpellés en flagrant délit en août 2026 alors qu'ils transportaient un lot de banquettes saisies sur place. « Nous avons procédé à quelques surveillances nocturnes. Nous avons été aidés évidemment par la vidéoprotection des communes. Et à partir de là, nous avons poursuivi nos investigations par des surveillances et des filatures », a expliqué le capitaine Romain Freytag, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Coulommiers.
Le moteur de ce trafic réside dans la revente lucrative de ces pièces. Sur le marché de l'occasion, certains acheteurs acquièrent des véhicules professionnels à deux places pour un prix bas, puis y installent des banquettes arrière afin de les convertir en cinq places. Cette transformation augmente la valeur du véhicule de 20 à 25 %, offrant un profit immédiat aux revendeurs.
Les victimes se multiplient. Un garagiste d'Écouen, dans le Val-d'Oise, recevait au moins une voiture par semaine dépouillée de sa banquette, notamment celle d'un de ses salariés vandalisée à quatre heures du matin devant son domicile. Les voleurs coupaient les fils électriques, détruisant les systèmes d'airbag et rendant les véhicules partiellement inutilisables. Marie Vasseur, habitante de Juilly en Seine-et-Marne, a découvert sa Citroën C3 privée de son intégralité arrière : sièges, coffre et câblage. L'assureur a jugé le sinistre économiquement irréparable.
Jugés en comparution immédiate, les deux jeunes hommes présentaient des antécédents pour vols aggravés et trafic de stupéfiants. L'un d'eux aurait reconnu ses actes lors de l'audience : son avocate a rapporté qu'il avait présenté des excuses à une victime ayant déboursé 11 000 euros de réparation après s'être endettée. Le troisième complice sera jugé ultérieurement en 2027.
Source: TF1 Info