Procès du triple narchomicide de Marseille : un accusé brise le silence
Au procès du meurtre du frère d'Amine Kessaci, un accusé a désigné les rôles-clés des suspects. Trois mères ont témoigné de leur douleur devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence.
Triple narchomicide près de Marseille : aveux et larmes devant la cour d'assises
Selon ouest-france.fr, l'audience du lundi 2 novembre 2026 devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence a pris une tournure particulièrement chargée en émotion. Ouassila Benhmadi-Kessaci, mère de deux fils assassinés, a crié sa douleur face aux juges : « J'ai deux morts : Mehdi, Brahim ! »
Le procès, qui en est à sa deuxième semaine, concerne le meurtre d'un des fils de la famille Kessaci en 2020 — tué dans un guet-apens aux abords de Marseille avec deux autres hommes impliqués dans le trafic de drogue. L'ombre du cadet Amine Kessaci, lui-même assassiné quelques années plus tard, plane sur les débats.
Trois mères ont témoigné lors de cette audience, évoquant, selon l'Agence France-Presse (AFP), « une vie qui n'a plus de sens ». Lorsque Ouassila Benhmadi-Kessaci a appris la mort de son fils Brahim, elle n'avait dans un premier temps pas compris le terme « barbecue » utilisé dans la presse. C'est la police qui lui en a expliqué la signification.
Face à ces témoignages, un accusé a pris la parole pour désigner nommément les responsables du triple homicide, pointant les rôles respectifs d'Amine Oualane et de Karim Harrat. Un autre mis en cause a pour sa part reconnu son implication dans les faits, brisant ainsi l'omerta qui régnait jusqu'alors dans ce dossier emblématique de la violence liée aux narchomicides dans la région marseillaise.
Source: Google News LU FR